Les Etat généraux de l’industrie réunis par le ministre, M. Estrosi, ont mis en avant la nécessité d’amplifier "la démarche de qualité et d’excellence opérationnelle dans les entreprises françaises."
"La maîtrise de la qualité, technique et organisationnelle, est un atout pour un succès industriel durable car elle favorise l’intégration de l’innovation dans toutes les composantes de l’entreprise. Elle est un élément de compétitivité reconnu permettant la fidélisation et la conquête des clients, en particulier dans les secteurs innovants et à l’exportation. Elle intervient dans la structuration et l’efficacité des filières industrielles. Renforcer et promouvoir l’infrastructure française pour la qualité et l’excellence opérationnelle, son rayonnement international et son appropriation par les acteurs économiques permettront d’accroître les chances de succès commercial des innovations développées en France, tant sur les marchés extérieurs que sur le marché national.
Une infrastructure nationale de pilotage de la politique en faveur de la qualité et de l’excellence opérationnelle est déjà en place grâce au Comité National pour la Qualité et la Performance (CNQP). Il convient d’en renforcer la représentativité et les moyens, en coordonnant étroitement son action avec des organismes spécialisés tels que l’Association Française de Normalisation (AFNOR), le Comité Français d’accréditation (COFRAC), le Laboratoire National de métrologie et d’Essais (LNE) ou le laboratoire central d’électricité (LCIE), les PME/ETI et les grands groupes, les écoles et universités, etc.. Pour cela, il est nécessaire d’en renforcer les services, de promouvoir les actions engagées et de faciliter l’accès des entreprises, en particulier les PME/ETI, à ces outils de performance. Le périmètre des démarches qualité devrait intégrer les démarches d’optimisation des processus (ex : approche type lean management) afin de contribuer à un objectif global d’amélioration de l’excellence opérationnelle des PME."
Avis de FQP : ces propositions devraient être actées par le président de la république et donner lieu à un plan d’action concret. Une nouvelle politique qualité est en train d’émerger après au moins 8 ans de désintéret des pouvoirs publics.
Luc Chatel, alors ministre de l’Industrie, a initié cette nouvelle politique en créant le CNQP (dont FQP fait parti ). Christian Estrosi lui fera sans doute franchir une nouvelle étape en la dotant d’un plan d’action plus ambitieux. Il est grand temps car la valeur qualité a beaucoup perdu de terrain en France à la différence des grands pays leader mondiaux mais aussi des pays d’Europe du sud.
Souhaitons que les acteurs publics (Etats, associations d’élus, associations d’usagers ...) favorisent l’émergence du politique qualité partagée pour les services d’intérêt général. France Qualité peut y contribuer mais pas se substituer aux acteurs.